Le développement de la PMI après la deuxième guerre mondiale
La seconde guerre mondiale avait eu de nombreuses répercussions sur l’état physique et la santé des personnes : 60 % des adultes avaient subi une perte de poids et des problèmes de croissance étaient observés chez un enfant sur trois. La survie du nouveau-né a été alors, pendant toute la période de l’après-guerre, un objectif prioritaire.
C’est ainsi que la protection maternelle et infantile est née fin 1945.
Son objectif était de permettre la protection généralisée de toute une population : femmes enceintes, jeunes mères venant d’accoucher, enfants jusqu’au sixième anniversaire.
Les visites pré et postnatales, la surveillance des enfants et l’éducation des mères étaient instaurées.
Le 6 juillet 1964, une nouvelle loi est adoptée. Dès lors, la protection maternelle et infantile (PMI) se trouve rattachée à chaque département.
Puis les années 1970 amènent la lutte contre la mortalité périnatale, le dépistage et la prévention des handicaps psychiques, sensoriels et moteurs.
Une loi du 18 décembre 1989 assurera enfin la protection et la promotion de la santé de la famille et de l’enfance, ainsi que le repérage et le soutien des groupes de populations dites « vulnérables ».